Les éthylotests jetables et la réglementation

Face à l’augmentation des accidents de la route liés à l’alcool, les éthylotests jetables sont devenus un outil incontournable pour prévenir et lutter contre ce fléau. Comment fonctionnent-ils et quelle est la réglementation en vigueur ? Cet article fait le point sur ces dispositifs indispensables.

Les éthylotests jetables : comment ça marche ?

Les éthylotests jetables, également appelés éthylotests chimiques, permettent de mesurer rapidement et facilement le taux d’alcoolémie d’une personne. Ils sont composés d’un tube en plastique contenant un réactif chimique qui change de couleur en présence d’alcool. L’utilisateur doit insérer l’embout buccal fourni dans le tube, puis souffler dedans pendant quelques secondes. Si la couleur du réactif vire au vert, cela signifie que le taux d’alcoolémie est supérieur à la limite autorisée par la loi (0,5 g/l de sang ou 0,25 mg/l d’air expiré).

Ces tests sont généralement vendus par lot de deux ou trois unités et coûtent entre 1 et 3 euros pièce. Ils ont l’avantage d’être faciles à utiliser, rapides et peu coûteux. Toutefois, ils présentent également quelques limites : leur précision dépend de la qualité du produit et des conditions de conservation (température, humidité), et ils ne sont pas réutilisables.

La réglementation en matière d’éthylotests jetables

En France, la possession d’un éthylotest est obligatoire pour tous les conducteurs de véhicules terrestres à moteur depuis le 1er juillet 2012. Cette mesure a été instaurée par un décret du 28 février 2012, dans le cadre du plan de lutte contre l’insécurité routière. À l’origine, les contrevenants s’exposaient à une amende de 11 euros, mais cette sanction a finalement été supprimée en janvier 2013, pour des raisons pratiques et d’approvisionnement.

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Néanmoins, il est toujours recommandé d’avoir un éthylotest jetable à bord de son véhicule, notamment pour pouvoir vérifier son taux d’alcoolémie avant de prendre le volant après avoir consommé de l’alcool. La réglementation impose également aux fabricants et distributeurs d’éthylotests jetables de respecter des normes strictes en matière de qualité et de fiabilité. Ils doivent notamment être homologués selon la norme NF X20-702, délivrée par l’organisme certificateur LNE (Laboratoire national de métrologie et d’essais).

Les alternatives aux éthylotests jetables

Outre les éthylotests jetables, il existe également des éthylotests électroniques, qui sont réutilisables et offrent une précision généralement supérieure à celle des tests chimiques. Ces dispositifs fonctionnent sur le même principe que les éthylotests jetables, mais utilisent un capteur électrochimique pour détecter la présence d’alcool. Ils affichent ensuite le taux d’alcoolémie sur un écran numérique.

Ces appareils sont plus coûteux que les éthylotests jetables (entre 50 et 200 euros), mais ils peuvent être utilisés plusieurs centaines de fois avant de nécessiter un recalibrage ou un remplacement du capteur. Ils sont également soumis à des normes de qualité et doivent être homologués selon la norme NF X20-704.

Enfin, il est important de rappeler que les éthylotests, qu’ils soient jetables ou électroniques, ne doivent en aucun cas être considérés comme une incitation à consommer de l’alcool avant de prendre le volant. La meilleure solution pour éviter les accidents liés à l’alcool reste la prévention et la responsabilité individuelle : si vous avez bu, ne conduisez pas et prévoyez un moyen de transport alternatif (taxi, transports en commun, conducteur désigné).

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En résumé, les éthylotests jetables sont un outil pratique et peu coûteux pour vérifier son taux d’alcoolémie avant de prendre le volant. La réglementation française impose leur présence dans tous les véhicules terrestres à moteur depuis 2012, bien que la sanction initialement prévue ait été supprimée. Les fabricants et distributeurs doivent respecter des normes strictes en matière de qualité et d’homologation. Les éthylotests électroniques constituent une alternative plus précise et réutilisable, mais également plus coûteuse. Quel que soit le type d’éthylotest utilisé, la prévention et la responsabilité individuelle restent les meilleurs moyens de lutter contre les accidents de la route liés à l’alcool.